Je ne peux pas imaginer la suite. Je ne peux pas, parce que j'ai peur de l'imaginer.
Déjà, de un, j'aime pas les adieux. Je pleure, le maquillage coule, j'ai jamais de mouchoirs, et puis j'aime pas être triste, réellement triste.
Parce que dire aurevoir à des gens que je reverrai jamais, ça à un air morbide, ne plus voir ceux qui ont constitué quatre ans de vie de collégienne, ça fait mal. Au sens littéral du terme.
On sent bien la vague de mélancolie qui serre le bide, qui remonte, et qui coince dans la gorge. Puis qui finalement va se matérialiser superficiellement dans les larmes, alors que c'est beaucoup plus fort.
Trop fort pour qu'on le montre, parce que ça ferait peur. Et ça fait peur de voir quelqu'un de triste, quelqu'un qui ne sait plus comment exprimer sa perte. Quelqu'un de fou.
Alors on se contente de se dire Je ne t'oublierais jamais, on restera en contact.
Mais même ça, je n'y arrive pas. Je suis pas quelqu'un qui aime montrer sa sentimentalité, qui se laisse aller à des grands gestes, des grandes paroles.
Moi ça reste à l'intérieur. Mais dites-vous bien que je le penses.
Je pense chaque jour de ce début de vacances à la suite, et je me dis que c'est pas possible de plus voir ces personnes, ce n'est pas possible parce qu'elles étaient en osmose avec moi.
On s'est construit comme un puzzle, un puzzle ça se casse, ça se refait, ça se perd. Et parfois, ça se retrouve. Et ça se garde.
Ceux qui ont compté et qui comptent savent qui ils sont. Je vais pas commencer à mettre des noms, ça pourrait vexer.
Bref, toujours est-il que la nouveauté c'est bien. Le lycée, c'est bien. Mais alors la phase de transition, c'est chiant. Grandir, grandir en permanence, devenir responsable, aller à des fêtes, boire, faire attention, mentir à ses parents, se faire avoir, embrasser, s'engueler, pleurer, rire, avoir mal au ventre. Tout ça, c'est tellement bon, mais savoir la fin de chaque bonne chose tue le plaisir petit à petit.
Savoir que tout est a refaire à nouveau bientôt, c'est agaçant. Parce que je suis très bien comme ça, moi.
Mais le pire, c'est tous ces gens, encore. Tous ces visages familiers, ces visages que j'ai appris à aimer, à reconnaître, j'ai pas envie qu'ils s'éloignent.
Et je me dis que, oui c'est dur de se quitter, mais que finalement tous ces amis se feront leur vie de lycée sans moi, et ça c'est le summum. Parce que c'est forcé, c'est comme ça. Pardon d'être si égoïste.
Mais c'est juste dur à reconnaître.
N'empêche, même si le début de cet article ne le démontre pas forcement, je reste positive. Qu'est-ce qu'un lycée, à part un lieu où on bosse pour son avenir ?! C'est un endroit où on se fait des amis, où on " s'épanouie ", où on découvre. Mais le reste, on le garde des années passées, non ?! Il reste toujours ta famille (qui dans mon cas, est tout à fait extra avec ma phase d'ado-perturbée-chiante-égocentrique ), tes amis, tes secrets, tes problèmes.
Alors oui ce sera différent et ce serais mentir de dire que tout restera pareil, oui je suis triste, oui c'est dur, oui vous me manquer déjà, et oui, on changera.
Mais c'est les vacances, on peut se voir, et même après, tant que je vous promet que je resterai fidèle à vous, croyez-le, je n'aime pas changer d'habitude. Et si je peux m'épargner ça, je le fais volontiers.
Après, est-ce que vous êtes prêts à restez avec moi ?
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Soirées No-life, Macdo, Europapark, Aprem piscines, Soirées pyjamas, City-Days, No-life, Gossipgirl, Coeur Océan, Poteaux, Mer, Retrouvailles, Pleurs, Promesses. Vacances.
Partie sentimentale : Je vous aime, vous qui avez partagé mes repas, mes pauses de midi, mes cours, mes fous rires, mes confessions, mes envies, mes opinions, mes accès de fureur, mes jalousies, mes plaintes, mes peines, mes joies, mes affections, mes quatres années et au-delà. Vous qui êtes ma famille, mes meilleures amies, mes ami(e)s, mes ennemi(e)s, mes amours, mes bouches-trous. Vous qui constituez mon tout. Et sans qui je ne serais pas qui je suis aujourd'hui, en bien ou en mal.